Contribution Individuelle

Réf. 0047

Priorité à la prévention

10 juillet 2024

Notre association, sensible, entre autres, au dérèglement climatique, à la réduction des déchets, à la gestion de l’eau milite pour une approche plus démocratique et plus participative de la vie de la cité, présente donc cette contribution :
Ce qui nous parait primordial, en premier lieu, c’est de se donner les moyens pour une prévention bien plus efficace et accessible à tous. Réduire les déchets, c’est agir en même temps pour :
– réduire les pollutions,
– préserver les ressources,
– contribuer à limiter les changements climatiques.

La hiérarchie des modes de traitement a placé la prévention des déchets comme priorité depuis la directive européenne 2008/98/CE. Cette hiérarchie est rarement appliquée !
L’objectif de réduction de 16% entre 2022 et 2030 manque clairement d’ambition.
Il est donc indispensable d’augmenter le budget de la prévention dans le service public des déchets ;
Pour cela il ne suffit pas de concentrer la communication sur le tri, mais il faut une communication prioritaire sur la prévention des déchets en s’appuyant sur la règle des 5 R : refuser-réduire-réemployer (réparer, revendre, donner, mutualiser)-recycler-redonner à la terre.
En effet le tri ne signifie pas toujours recyclage et ce recyclage est limité, partiel et énergivore.
Il serait nécessaire de mettre en place des actions concrètes de prévention : accompagnement à la lutte contre le gaspillage alimentaire (familles, restauration), et de financer des postes d’agents ou des actions d’associations par exemple, chargés de ces actions de prévention.
Investir déjà pour la prévention permettrait de ne pas avoir à dépenser beaucoup plus ensuite pour éliminer ce qui aurait pu être évité.
Les collectivités doivent soutenir les filières et les actions liées à la prévention des déchets : compostage de proximité ou individuel, vrac, réemploi, réparation.
Installer une recyclerie sur les sites des déchetteries se fait déjà ailleurs et fonctionne très bien !
La tarification incitative a fait ses preuves dans plusieurs communautés de communes. Pourquoi n’y a-t-il rien à ce sujet dans le PLPDMA ??
L’incinération ne doit être utilisée qu’en dernier recours, pour les déchets ultimes après prévention, réemploi et recyclage .
L’incinération émet des polluants persistants dans l’air, émet des milliers de tonnes de CO2 et produit des déchets ultimes toxiques.
Enfin il nous semble totalement illogique de concevoir des projets d’incinérateurs alors que la prévention n’est pas encore prioritaire.

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