Contribution Individuelle

Réf. 0007

Les incinérateurs ne sont pas “la solution”

Claude

Claude Richer -

17 mai 2024

Le département lance une campagne de réduction des déchets, cela est très bien mais insuffisant.
En effet :
– les déchets compostables, soit les déchets organiques, doivent faire l’objet de récupération pour compostage à une plus grande échelle. Toutefois, je reconnais les efforts fait actuellement sachant qu’il faut faire évoluer les mentalités en premier lieu mais aussi réaliser des équipements y compris dans les habitats collectifs (immeubles etc). Ces efforts devraient permettre à termes de composter environ 10 à 30 % du poids de nos déchets (suivant plusieurs études comme ZeroWaste France, etc)
– les déchets plastique : une entreprise du Maine et Loire Néolithe recycle les plastiques pour en faire des agrégats du BTP par exemple. Des projets seraient en route pour une antenne dans le département. Donc à suivre. En tous cas, là aussi une grosse part des déchets devrait être réutilisée. Je ne connais pas les chiffres, mais là aussi peut-être de 10 à 30 %
– Les emballages : aujourd’hui plusieurs grandes villes de France sont gérées par des personnes à forte sensibilités environnementales. Ces 10 à 20 villes doivent faire pression sur le gouvernement pour que de vraies lois de diminution drastique des emballages soient mises en place. Peut-être faudra-t-il passer par des actes de désobéissance civique, je ne sais pas, mais il y a urgence. Les communiquants, publicistes etc doivent communiquer sur des emballages d’environ 30 % plus petits. Cela devrait aussi réduire les déchets d’emballage d’environ 20à 30 % (si je me souviens bien des chiffres de l’entreprise Néolithe). Dans les emballages, je comprends aussi les emballages destinés aux circuits professionnels bien sûr. Par exemple, pour déplacer un cyclomoteur ou une moto, l’emballage bois ou métal ne servira qu’une fois puis il est mis en décharge !!!!!! On peut mieux faire
– quand on accumule tout cela, on arrive à minimum 50 % des déchets en moins à mettre dans un incinérateur
– Quand on sait que pour 1 tonne de déchets brûlé il ressort 300 kg de mâchefer, alors faut-il continuer les pistes d’incinération.
– et je n’aborde pas les questions de gaspillage d’énergie pour brûler les déchets dans un incinérateur, ni les problèmes de santé engendrés par les fumées.
Bref, d’autres solutions existent, elles ne sont pas parfaites, mais elles sont nettement mieux que l’incinération.
Merci pour votre lecture et merci de tenir compte des avis très nombreux comme celui-ci
Cordialement

Cette publication a un commentaire

  1. Syndicat - Administrateur

    Merci pour votre contribution. Nous prenons note de vos remarques afin de les intégrer dans la révision du programme de prévention qui sera réalisée à l’issue de cette concertation.

    Pour ce qui est de l’élimination des déchets qui ne pourront pas être réduits, les options qui s’offrent actuellement à nous sont limitées. L’initiative de l’entreprise Néolithe est intéressante, mais est encore à un stade expérimental, nous suivons ce projet avec attention. Il n’est cependant pas encore suffisamment abouti pour être intégré dans une stratégie de traitement qui doit définir rapidement une orientation pour l’Indre-et-Loire. La hiérarchie des modes de traitement incite largement à la valorisation énergétique, et l’enfouissement est largement pénalisé par la fiscalité. A ce jour, nous n’avons pas d’alternative technologique réellement envisageable aux unités de valorisation énergétique. Nous envisageons évidemment l’intensification de nos efforts en matière de prévention pour réduire ce qui peut être réduit, mais il nous faut également prévoir des exutoires locaux pour les déchets qui resteront. La valorisation énergétique a en effet des impacts environnementaux (émissions de CO2, production de mâchefers et de résidus de traitement des fumées), notre marge de manœuvre réside surtout dans son dimensionnement, le plus faible possible.

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